L'économie mondiale bat de l'aile en cette fin 2011. Contrecoup de la crise survenue mi-2008, accompagnée de révélations tout aussi surprenantes les unes que les autres sur le rôle des institutions bancaires et financières. Nous sommes en manque de projets des politiques nationaux, européens et au-delà . Les lendemains sont incertains. À cela s'ajoute la tentation de noyer le poisson et de lancer des campagnes de stigmatisation. Les fraudeurs ! Mais qui sont-ils ? Depuis 2008, les banques, qui ont fait appel aux États pour se sortir d'un très mauvais pas, ont reconstitué leur trésorerie, continué à payer à leurs dirigeants leurs stock-options, financé la spéculation et resserré le crédit aux entreprises. L'une d'entre elles va d'ailleurs ouvrir l'été prochain une nouvelle salle des marchés, à La Défense, qui devrait accueillir des centaines de traders. De leur côté, les entreprises du CAC 40 bénéficient de nombreux montages fiscaux et d'un taux d'imposition de quelque 8 %, alors que la moyenne est à 18 %, voire à 30 % pour les plus petites.
«
La dette est un bouc émissaire,
assure Laurent Faibis, dirigeant du cabinet Xerfi,
la rembourser trop rapidement revient à rendre l'économie française exsangue.
» Et, de leur côté, Patrick Artus et Marie-Paule Virard, auteurs de
La France sans ses usines,
clament : «
Nous sommes tous les "indignés" de la désindustrialisation !
» Il est par conséquent urgent d'enrayer le déclin et, une fois encore, de ne pas taper sur les petits. Les PME, en France, ce sont deux tiers des emplois.
La fin d'année est arrivée et c'est l'occasion, pour la rédaction de
Recyclage Récupération
, de vous souhaiter de très joyeuses fêtes et de vous remercier pour votre fidélité. À l'année prochaine.