Bouches-du-Rhône : des poussières qui font désordre...

Le 24/04/2018 à 16:14  
Bouches-du-Rhône : des poussières qui font désordre...
Alteo Gardanne Suite à l’accident de pollution survenu sur la commune de Bouc-Bel-Air, Pierre Dartout (Préfet des Bouches-du-Rhône) a pris un arrêté d’urgence, fixant à la société Alteo Gardanne des prescriptions relatives à la réparation des dommages et à l’évaluation des causes et conséquences sur l’environnement des envols de poussières provenant du lieu de stockage de déchets de résidus minéraux de "Mange-Garri"...

 Petit retour en arrière : à la suite des épisodes de vents forts du 8 avril dernier, le site de "Mange-Garri" exploité par la société Alteo Gardanne sur la commune de Bouc-Bel-Air a été à l’origine d’un accident de pollution de l’air de grande ampleur, avec un envol de poussières sédimentables rouges (bauxite).
 

 Suite à cela, les services de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) ont procédé à une inspection sur le site pour évaluer la conformité des mesures préventives prescrites par l’arrêté préfectoral du 21 juin 2016, qui fixe les règles de stockage des déchets et oblige Altéo à adopter un plan pour "limiter au maximum les surfaces en cours d'exploitation, les infiltrations d'eau dans le massif de résidus et les envols de poussière".

 Le 11 avril dernier, au regard de ce contrôle, le Préfet a pris un arrêté d’urgence demandant à l’exploitant de mettre en œuvre, à sa charge et en lien avec les services de la commune de Bouc-Bel-Air, les moyens nécessaires pour supprimer les conséquences et les nuisances générées par les retombées de poussières sédimentables chez les riverains impactés, ainsi que les lieux et équipements publics concernés. Par ailleurs, l’exploitant a été tenu de transmettre rapidement un rapport d’accident à l'Inspection des Installations Classées (IPC). Un contrôle sera opéré pour vérifier la réalisation des opérations de nettoyage.

 Pour information : leader mondial des alumines de spécialité, Alteo a cessé fin 2015 ses rejets en mer de "boues rouges", des déchets solides issus de la transformation de la bauxite et désormais stockés à terre, mais déverse toujours dans la Méditerranée des effluents liquides (voir notre article : Déchets toxiques : FNE voit rouge !...).