Crue centennale : n'oublions pas les déchets !

Le 24/03/2016 à 14:26  
Crue centennale : n'oublions pas les déchets !
crue Du 7 au 18 mars derniers, la Préfecture de Police de Paris a organisé un exercice de gestion de crise de grande ampleur baptisé "EU Sequana 2016", simulant une crue majeure de la Seine en Ile-de-France. A cette occasion, le GEIDE (Groupement d’Expertise et d’Intervention Déchets post-catastrophe) a souhaité rappeler qu'il est impératif de prendre en compte la gestion des déchets…

 "Ce type de démarche, qui est évidemment à saluer, doit prendre en compte l’ensemble des impacts générés par l’évènement. La sécurité des personnes est en première ligne mais elle ne doit pas occulter d’autres priorités, et notamment celle de la gestion des volumes considérables de déchets qui seraient générés par une crue centennale de la Seine", indique le GEIDE.

 Les déchets à prendre en compte sont ceux produits par la crue, mais aussi ceux de la décrue, en particulier les déchets issus des caves, des rez-de-chaussée d’immeubles, du nettoyage de la voirie…

 Le GEIDE est une association à but non lucratif fondée en 2006 par l’association Robin des Bois, l’Ademe, et 3 fédérations professionnelles : Federec (Fédération des Entreprises du Recyclage), la Fnade (Fédération Nationale des Activités de la Dépollution et de l’Environnement) et la FNSA (Fédération Nationale des Syndicats de l’Assainissement et de la maintenance industrielle).

 Elle a notamment publié 5 guides de prévention et de gestion des déchets d’inondations, de cyclones, de séismes, de feux de forêts et d’incendies industriels. Ces guides (disponibles gratuitement ici) concernent la France métropolitaine et les outre-mer. Ils s’adressent aux particuliers, aux acteurs économiques et aux collectivités (voir notre brève : Gestion des déchets : pour ne pas agir en catastrophe !).
 Ces guides visent à préserver l’intérêt général, à renforcer la solidarité, à faciliter le retour à la normale, et à éviter les effets différés d’une mauvaise gestion des déchets post-catastrophe. Ils tiennent compte des retours d’expérience des catastrophes survenues en France et dans le monde et s’appuient sur la culture technique et environnementale des membres fondateurs du GEIDE.