Dasri : une collecte qui ne manque pas de piquant

Les Dasri (déchets d’activités de soins à risques infectieux) sont interdits de séjour dans les poubelles et autres déchetteries. Pour autant s’en débarrasser dans les règles de l’art est parfois un peu « coton »… D’où la création et la mise en œuvre d’une nouvelle application mise au point par deux laboratoires, afin de faciliter la quête des pharmacies disposant du matériel had hoc, sans se péter pour autant la tête…
Les tonnages annuels concernés ne sont très importants, mais au vu du poids d’une simple seringue, on imaginera plus volontiers le nombre d’unités concernées… 360 tonnes environ de déchets de soins provenant des particuliers, des patients (1,4 million de personnes environ) qui se traitent sur avis médical, mais à domicile. Les pathologies les plus communes traitées de la sorte sont le diabète, la polyarthrite rhumatoïde, l’hépatite… qui se soignent le plus souvent avec des matériels coupant ou piquant. Si on ne sait pas que faire, on risque fort de balancer ces déchets d’un genre tout particulier dans la poubelle avec les déchets ménagers classiques… Ce qui une fausse bonne idée.

Un décret d’octobre 2010 a imposé aux officines de mettre gratuitement à disposition des collecteurs, à l’intention des patients ;
Un deuxième décret paru le 30 juin 2011, stipule qu’en l’absence de dispositif de collecte de proximité, les pharmaciens sont tenus de collecter les DASRI perforants ;

Il est bon de savoir qu’une nouvelle application mobile gratuite devrait faciliter cette recherche et c’est tant mieux parce qu’il parait que dans certaines régions c’est un peu coton…
