Déchets et propreté : Paris aspire à plus de silence

Le 11/04/2012 à 18:08  

Déchets et propreté : Paris aspire à plus de silence
aspiratrice de chaussée 500 ZE Sur son site web, la Ville de Paris annonce qu'elle va tester 9 aspiratrices de trottoir nouvelle génération, électriques, plus silencieuses, et plus respectueuses de l’environnement. Celles-ci pourraient prochainement remplacer les actuelles aspiratrices thermiques pour diminuer l'impact environnemental généré par le nettoyage des trottoirs...

 Une balayeuse de trottoir est un engin permettant d’aspirer mécaniquement différents déchets. Grâce à son petit gabarit et à sa maniabilité, elle permet de balayer de nombreux trottoirs parisiens, dès lors qu’ils sont suffisamment larges et pas trop encombrés par du mobilier urbain (potelet, panneaux de signalisation, poubelles...). 2 balais situés généralement à l’avant de l’engin permettent de rabattre les déchets vers une buse qui les aspirent vers une cuve située à l’arrière de la cabine du chauffeur. Les balayeuses de trottoir disposent également d’une cuve à eau permettant d’humecter le trottoir pour éviter la formation et le rejet de poussières.

 9 aspiratrices de trottoir nouvelle génération sont actuellement testées par les services de propreté. Ces 500 ZE (Zéro Emission), sont fabriquées par la société écossaise Tennant. Plus propres, elles évitent les rejets de gaz d'échappement puisqu'elles sont électriques : fini donc les émissions de particules, dioxyde d’azote, hydrocarbures... et autres polluants de l'air. Celles-ci sont également plus économes : les balayeuses thermiques actuelles consomment 3 litres de carburant par heure de fonctionnement, soit environ 3,6 euros de l'heure ; en version électrique, la machine consomme 5 kWh, soit 0,6 euro de l'heure. Enfin, ces nouvelles balayeuses sont beaucoup moins bruyantes et complètement adaptées à un environnement urbain dense avec présence de nombreux piétons. Elles émettent 93 décibels, soit 3 fois moins de bruit pour l'oreille humaine que l'aspiratrice classique. "En termes de fonctionnement, ces faibles émissions sonores vont permettre d’intervenir plus tôt dans la journée", précise la Mairie.

 Un travail sur la prise en compte des nuisances sonores a déjà été pris en compte pour l'ensemble des bennes. "On nous demande de plus en plus de nous faire plus discret", indique François Dagnaud, Adjoint au Maire chargé de la propreté. "Pendant 2 ans, nous allons tester la résistance et l'autonomie ; on va sans doute pouvoir améliorer leur efficacité". La moitié des arrondissements parisiens vont disposer de cet engin. Les aspiratrices électriques devraient remplacer progressivement la totalité des 86 aspiratrices parisiennes, à condition toutefois que leur coût baisse, puisqu'il est actuellement de près du double de celui des engins classiques.


source et crédits photo : Mairie de Paris - Sophie Robichon