Sidérurgie européenne : alerte maximale

Le 01/07/2019 à 13:38  

La sidérurgie européenne est mal dans sa peau. Elle le dit, le répète, chaque fois que l’occasion lui en est donnée. La semaine dernière, Eurofer organisait la « Journée européenne de l’acier 2019 ». Geert Van Poelvoorde, le président de l’Association, mais également directeur général de la branche Produits plats d’Arcelor- Mittal n’a pas fait dans la dentelle. « Aujourd’hui, a-t-il notamment déclaré, l’industrie sidérurgique en Europe se trouve à un tournant critique face aux divers chemins que nous pourrions emprunter. Choisir entre ces voies n’est pas évident car nous sommes confrontés à un ensemble complexe de défis géopolitiques, économiques et environnementaux. Ces défis sont tous susceptibles de faire table rase de la sidérurgie européenne. Mais ils nous offrent aussi des opportunités si nous pouvons accepter le changement et l’utiliser pour accélérer l’innovation. En 2018, les importations européennes de produits finis en acier ont enregistré une hausse record de 12 % sur un marché qui a connu une hausse de la demande Sidérurgie européenne : alerte maximale de 3,3 % seulement. Nous sommes reconnaissants à la Commission européenne d’avoir reconnu le problème et pris des mesures. Cependant, l’objectif de sauvegarde n’a pas été atteint pour une grande partie de notre industrie ». 2019 et 2020 risquent en termes de demande d’acier en Europe d’être des années difficiles. Eurofer prévoit en effet qu’en 2019 la consommation apparente d’acier ne devrait croître que de 0,4 % en raison de l’importance des stocks chez les distributeurs en début d’année. En 2020, cette même consommation apparente pourrait progresser de 1,3 %. On entend parfois dire que les choses pourraient s’améliorer au second semestre : pourquoi pas mais aujourd’hui, le cœur n’y est pas.

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